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L’existence de la civilisation sumérienne fut admise et prouvée tardivement dans l’histoire.
Le souvenir ainsi que le nom de ce peuple semblent s’être effacé au cours du temps, laissant pourtant une empreinte et une influence considérable sur les cultures qui lui ont succédées. Leur langue cunéiforme, langue originale que l’on peut apparentée à l’hébreu, l’araméen et l’arabe, fut retrouvée sur des tablettes en Mésopotamie.

Début de l’écriture en Mésopotamie. Caractères pictographiques.
Lors de fouilles en 1929-1931, des documents écrits datant de 3000 ans avant JC, ont été retrouvés dans les ruines d’Uruk. En premier lieu, ces découvertes furent assimilées aux autres cultures antiques mésopotamiennes que l’on découvrit au cours du 19ème siècle. Pourtant en 1880, un archéologue français trouve sur le site de Tellos, des restes de construction, des statues et de nombreuses inscriptions dans lesquelles aucune référence de l’assyrien ou d’un langage de type sémitique n’était stipulés. De cette langue cunéiforme surgit alors l’histoire d’une civilisation stupéfiante, se distinguant des autres cultures de l’antiquité tardive. De nombreux autres sites fouillés par la suite en Irak ont prouvé l’existence du peuple sumérien. En 1905, Thureau-Dangin décrypte et traduit ses « Inscriptions de Sumer et d’Akkad ». Cette publication apporte non seulement une confirmation à l’existence de cette civilisation mais la place également au premier plan des cultures mésopotamiennes d’autrefois.

Tablette du Déluge (version babylonienne). Ninive. 7ème siècle avant JC. Terre. Londres British Museum
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