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Beaucoup d’objets et de tablettes sumériennes ont été exposés au célèbre Musée de Bagdad. Construit en 1926, ce musée détient de nombreuses pièces uniques ainsi que d’importantes collections d’antiquité faisant partie de l’ancienne Mésopotamie. Ces trésors de l’histoire sont des plus importants puisqu’ils sont le témoignage des premières traces d’écritures (5000 tablettes), de lois et de civilisations. Qahtan Abbas, le ministre du Tourisme a d’ailleurs affirmé vouloir faire de ce musée « un lieu emblématique », lançant un appel aux archéologues afin qu’il puisse faire de l’Irak « la Mecque de la recherche » de l’histoire de l’humanité. Il a également précisé que le « sous sol » recèleraient encore des « trésors ». L’Irak semble en effet cacher encore de nombreux objets qui donneraient davantage de précision sur l’histoire, notamment sur les sites archéologiques découverts et ceux qui n’ont pas encore été découverts….

Image : Anja Niedringhaus/AP
Les guerres n’ont pas contribué à la bonne restauration des civilisations d’antan, bloquant les fouilles archéologiques et participant à la destruction d’objets précieux. Le Musée de Bagdad est un musée emblématique et depuis sa création, celui-ci a connu des périodes mouvementés.
A partir de 1991, il fut fermé au public pendant la guerre du Golfe et n’a plus rouvert ses portes durant le règne de Saddam Hussein. Ce lieu fut donc largement protégé pendant plusieurs années si bien qu’il ne fut plus accessible au public jusqu’en 2003. A cette période, des experts internationaux ont demandé au Pentagone ainsi qu’au gouvernement britannique de préserver le musée de tout pillage ou bombardements. Or, entre le 8 et le 12 Avril 2003, lorsque les troupes américaines posèrent le pied à Bagdad, les collections ont été sévèrement pillées. Pour l’ancien directeur du Musée, les américains ont commis là « le crime du siècle ». Le musée de Bagdad ne fut pas seulement pillé, il fut également la cible de graves endommagements (vitrines brisées, armoires fracassées, objets cassés….). Un des gardiens présents lors de l’incident, dit avoir été « submergés par les pillards ». Ils auraient été jusqu’à pénétrés les salles pourtant équipées d’épaisses portes blindées. Il semblerait que les américains n’aient rien fait pour protéger le musée. Les troupes militaires témoins du spectacle n’ont pas fait en sorte d’empêcher ce désastre. Des milliers d’antiquités (estimé à 15 000) ont ainsi été volés ou détruites.
Par la suite, divers objets ont été retrouvés dans plusieurs pays comme la Suisse, le Japon, les Etats-Unis, la Jordanie, la Syrie. Le ministre du Tourisme Qahtan Abbas a ainsi affirmé que sur les 15 000 œuvres pillés, 6000 avaient été retrouvées. D’après l’administration provisoire américaine, des objets que l’on croyait dérobés auraient été découverts dans une chambre forte secrète. Des pièces auraient été mis à l’abri suite aux évènements de la première guerre du Golfe en précaution à d’autres dégradations….Un article datant de l’année 2009, stipule tout de même qu’il reste encore près de 7000 objets toujours portés disparus…. L’histoire qu’a connue le musée de Bagdad en Irak est presque tout aussi déroutante que la découverte des civilisations de l’antique mésopotamie. Pourquoi a-t-il été ainsi protégé durant tant d’années ? Pourquoi, alors qu’il avait été recommandé aux troupes américaines de veiller à ce que le musée soit préserver, celui-ci fut saccagé et pillé de la sorte ? Ces évènements reliés à ce que nous connaissons à présent de l’histoire sumérienne, soulèvent de nombreux doutes et interrogations. (...)
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